La consécration de Bettina Rheims et du masculinisme patriarcal triomphant à la M.E.P.

 25.02.2016 – Paris à la M.E.P (Maison Européenne de la Photographie)

24.02.2016 Consécration masculiniste Bettina Rheims à la M.E.P.

Dans les années 90 Bettina Rheims superstar avait préparé par ses photos la masse à la pornographie globalisée qui a explosé avec l’émergence d’internet et du nouveau millénaire. Hyper-sexualisation obligatoire des rapports humains, tu n’es plus qu’un objet sexuel interchangeable qui que tu sois tant que tu n’es pas un homme blanc hétérosexuel. Dominé(e). Propagande féminicide, la Rheims collabore à la phallocratie ambiante. Le macho de base va bien se rincer l’œil devant sa vision du monde, à poil toutes.

 

 

24.02.2016 Consécration masculiniste Bettina Rheims à la M.E.P.

Les clés de la réussite et du salut se trouvent dans le service intéressé au patriarcat.

 

Bettina vous prétendez représenter la féminité « universelle » mais qu’est-ce qu’une femme pour vous? Une prostituée? Une proie? Un sacrifice? Une muse (selon vos termes)? Une godiche ? Une trainée? Une donation? Une vicieuse? Une naïve ? Quand je vois vos photos je pense à l’utérus creux qui divague que défendait Freud dans sa misogynie permanente.

 

24.02.2016 Consécration masculiniste Bettina Rheims à la M.E.P.

La femelle désincarnée de toute nature surhumaine est représentée pire qu’une chienne. Insecure, malheureuse, droguée, perdue, dépendante, sacrifiée, exposée. Dépourvue d’âme. Une larve rampante qui suinte de vice dont la fonction serait de ramasser les miettes laissées par le mâle à son endroit, sous lui, avec comme seule volonté propre de servir comme objet de phantasme. Jouer le jeu du désir pour obtenir davantage de ce monde machiste. Le mâle à la femelle: « C’est en te baisant que tu prend ta place dans mon monde. Tu n’existes qu’à travers mon phallus et son produit. »

 

24.02.2016 Consécration masculiniste Bettina Rheims à la M.E.P.

Même Madonna charismatique incarnation du féminin, toujours imitée mais jamais égalée, est remise en place plus bas que Terre surléchante au sol. Destin révolutionnaire détourné, obligée à ramper dans sa sueur noire, dégoulinante d’envie pour sauvegarder sa place, elle s’est éloignée de nous. Célèbres ou anonymes le message délivré pour les générations à venir c’est qui que tu sois ta seule fonction de femme est d’écarter les cuisses.

 

24.02.2016 Consécration masculiniste Bettina Rheims à la M.E.P.

C’est un monde où la femme n’est plus qu’un pauvre canasson, un poney minable sur lequel on monte gratuit. Ce florilège de beauté n’est plus qu’une écurie sirupeuse peuplée de juments de course à bourrer par tous les trous sans attendre. A remplir comme des cruches. Anorexique. La forme parfaite c’est le vide. Yeux exorbités. Que c’est beau une femme qui souffre. Soumise, offerte, divulguée, monétisée, laissée pour morte à sa fonction subalterne de pécheresse achetable d’un regard. Je sens de la vengeance derrière votre œil. Seule Charlotte Rampling échappe au massacre.

 

24.02.2016 Consécration masculiniste Bettina Rheims à la M.E.P.

 

#MADONNA= La dormeuse doit se réveiller. Queen of pop ne succombe pas à la chirurgie. MJ s’est sacrifié pour te montrer. Arrête de ramper pour rester à ta place, te faisant la pire collabo des masculinistes. Ils t’attendent au tournant, te poussent à te refaire la face pour te couper la tête et la faire rouler dans le caniveau. Résiste. Montre l’exemple. Accepte de vieillir contre la phallocratie. Tu n’es plus cette material girl qui s’aplatissait pour ramasser les miettes. Respect. Par l’interaction à autrui on parvient à s’atteindre soi.

 

24.02.2016 Consécration masculiniste Bettina Rheims à la M.E.P.

On n’est jamais aussi si bien trahie que par une femme.

 

Lil Kim, starlette hip-hop dans les nineties, seule représentante noire du panel de voyeur, en nuisette bleu-pute il va sans dire. N’oublions pas qu’ici tout est propre et blanc, rien ne dépasse de la norme admise. Sous des airs provocateurs artificiels n’émerge que complaisance de caste. Dans l’œil de Bettina Rheims les codes de la féminité ressemblent à une prison, dont les femmes sont des captives, des détenues.

 

24.02.2016 Consécration masculiniste Bettina Rheims à la M.E.P.

L’activité de succion prend une place considérable dans nombre de ses portraits. Infantilisées au stade oral et anal avec la peur comme seul guide. Jouissance-légèreté narcissique – stupidité et acceptation de l’ordre établi par les pères. La donzelle est ainsi programmée pour être nue. Coquille vide à remplir. Gourde amorphe. L’injonction du paraître. Si tu cherches à être vraiment, tu seras éliminée par le non-désir. Grosses ficelles masculinistes quand ça finit dans un bain de sang. Mais pas menstruel, tu comprends. Le sang du sacrifice de la damnée, la chair pas fraiche des condamnées. L’isolement des braves qui ne se plient pas à la règle machiste.

 

24.02.2016 Consécration masculiniste Bettina Rheims à la M.E.P.

Attendre d’être née à travers un autre. Être régie par la peur du phallus-maître qui la contrôle dans cette déchéance de pouvoir. Qui te juge passablement désirable si tu ne respectes pas ces codes de féminité, de masculinité de fait. Attendre. Femme-objet/femme-enfant désirable, tu es remplaçable et manipulable comme un torchon parce que le pouvoir qui t’est attribué est éphémère. Même en soie, tu n’es qu’un chiffon avec lequel ils se torchent. Ta grâce c’est ta soumission. L’attente comme faire-valoir.

 

24.02.2016 Consécration masculiniste Bettina Rheims à la M.E.P.

La question du genre. Où sont les hommes ?

 

Qui domine ce monde ? INRI – Un homme, enfin ! La tête coupée sur un plateau tenu par une blondasse rachitique dévêtue. Le rêve du jihadiste daechien comme idéal de beauté. Cette réduction du corps sans âme est un apocalypse de caste.

 

24.02.2016 Consécration masculiniste Bettina Rheims à la M.E.P.

L’homme blanc hétérosexuel domine cette galerie de foutre. Insidieusement, une scène photographique domine toute la pièce. Un Jésus blanc et blond comme un linge entouré de ses apôtres qui somatisent, tous des hommes et habillés de la tête aux pieds. Traités pompeusement par la photographe. On dirait des rabbins misogynes déguisés en rasta cools. Dominants de leurs couilles molles par convention socio-culturelle. Un homme, un vrai cela ne se dévêtit pas. Cela ne se languit pas non plus comme une madeleine de Proust. C’est tout ce qu’il faut retenir de notre époque de vendus. On n’a pas avancé d’un pouce.

 

24.02.2016 Consécration masculiniste Bettina Rheims à la M.E.P.

24.02.2016 Consécration masculiniste Bettina Rheims à la M.E.P.

Hyper-sexualisation obligatoire à tous les râteliers. Voyeurisme sur les transsexuel(le)s qui sont donné(e)s en pâture « comme des femmes », offert(e)s à la vindicte populaire. Ces « demi-femmes » ou « moitiés d’homme » sont visiblement préconditionné(e)s à cette disponibilité. L’homme simple, hétéro ou homo, sans spécificité particulière domine par son absence.

 

24.02.2016 Consécration masculiniste Bettina Rheims à la M.E.P.

La fuite des cerveaux.

 

Seul(e) l’androgyne a droit à un portrait respectable. Non sexualisé. Comme un être idéal, angélique et accompli. Les sujets sont photographiés avec prestance. Pas de gros plan sur leur chatte focus sur les visages. Je pense à un(e) Adam-Eve charismatique « Leslie »qui est ma photo préférée de tout l’ensemble. Traités photographiquement avec humanité, comme des hommes. Contrairement à toutes ces pouffiasses hétérosexuelles représentées comme des cloches, pauvres petites choses fragiles à dominer et remettre à leur place. Sur les rails du désir, hors des platebandes du pouvoir.

 

La morale de cette histoire, une femme qui collabore avec le masculinisme par l’objectivation sexuelle des femmes risque de mieux parvenir qu’un homme. Le retour de bâton du machisme dominant se venge sociétalement et culturellement de notre liberté acquise en nous trainant dans la boue, par les images et les symboles de domination patriarcale dont toutes les cultures réunies sont friandes. J’attribue à Bettina Rheims la palme des couilles en or, mais pas les ovaires de platine, elle n’en est pas digne.

Tout ce qui se vend est bon, là est le message subliminal, le non-dit subventionné.

 

3s ©Shiva Shakti Shanti (2016)

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24.02.2016 Consécration masculiniste Bettina Rheims à la M.E.P.

Bettina Rheims nous présente ici son seul modèle féminin habillé. Une nonne bouddhiste de 80 ans.


 

* TONY EL HAGE « Pris sur le vif »

 

J’avais commencé ma visite par la salle d’exposition de « La Vitrine » où Tony El Hage présentait 25 photos en noir et blanc de certaines personnalités glamour des années 80 prises sur le vif. On découvre que Pierre Berger était beau, ré-humanisé par ce noble portrait de lui, dans les coulisses d’un défilé de Yves Saint Laurent. Dans les années 80 s’étaient distinguées de grandes stars qui sortaient de nulle part (Depardieu – Jean-Paul Gaultier) et qui avaient été choisies par le public pour plusieurs décennies.

Le rêve. Le mystère. La beauté d’un regard de Sophia Loren échangé avec Tony dans sa prime jeunesse de photographe de presse. Toutes ces icônes n’imaginent pas quelles époques désenchantées vont suivre,et que ces photos témoignent d’une période révolue de brillante abondance. Un luxe ostentatoire par sa discrétion classieuse. Immortalisés en un instant, pris sur le vif.

 

A lire l’article de L’Orient Le Jour = « Empreinte photographique d’une époque disparue » http://www.lorientlejour.com/article/971616/empreinte-photographique-dune-epoque-disparue.html

*************photos de l’expo à venir****************

2 réflexions sur “La consécration de Bettina Rheims et du masculinisme patriarcal triomphant à la M.E.P.

  1. Perso je suis anti-porno, il a été prouvé en neurologie que les images pornographiques ont un effet sur le cerveau similaire à la coke et que l’effet d’accoutumance rend les mecs impuissants.😦
    Par contre je ne comprends pas l’amalgame qui est fait entre pornographie et patriarcat. Pour moi un proxénète c’est assez différent d’un patriarche. Le proxénète il dénude ses poules et les fait copuler à gogo, alors que le patriarche au contraire il dit à ses filles de s’habiller décemment et de pas coucher avec n’importe qui… enfin je crois.

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